Lecture : 2 minutes
Nancy Perrier Forget est cheffe des communications chez Palliacco. Après 10 ans de dévouement en tant qu’employée, elle nous livre un témoignage vibrant des apprentissages importants qu’elle a reçus.

« Tu verras… ce n’est pas seulement un travail, c’est un véritable voyage intérieur que tu feras pendant ton passage chez Palliacco. »
Ces mots, je les offre à chaque nouveau collègue depuis maintenant 10 ans… comme une promesse profondément vraie.
Dix années à apprendre à être, plutôt qu’à faire.
À ralentir, dans un monde qui nous pousse sans cesse à aller plus vite.
À écouter les autres… et à m’écouter moi-même.
À prendre ma place et à apprivoiser la confiance, une étape à la fois.
Dix années à marcher aux côtés de bénévoles, de clients et de collègues aux cœurs immenses, qui m’ont transformée bien au-delà du cadre professionnel.
Parce qu’ici, ce n’est pas qu’un emploi… c’est une école de vie. Une formation humaine, continue, et parfois bouleversante.
Dix années à oser nommer ce qui dérange.
À ouvrir des conversations que l’on évite trop souvent : la maladie, l’accompagnement en fin de vie, le deuil.
Des réalités qui font peur… et que l’on préfère parfois taire.
Et pourtant…
C’est là que réside toute la beauté de Palliacco : apporter de la lumière là où l’ombre s’installe, offrir de la douceur et de l’écoute là où il y a de la douleur, et rappeler, chaque jour, que même dans les moments les plus fragiles, il y a encore profondément de la vie.
Inspirée par des « Jean »… et par des gens
Au fil de ces 10 années, certaines personnes ont marqué mon parcours de façon indélébile.
Il y a Jean Desnoyers, ancien directeur général.
Il m’a prise sous son aile et m’a transmis bien plus que des connaissances administratives sur le fonctionnement d’un OBNL. Il m’a offert quelque chose de beaucoup plus précieux : sa confiance.
Il m’a tendu la main, m’a donné ma chance en communications… et a cru en moi, bien avant que je sois capable de le faire moi-même.
Et puis, il y a Jean Sauvé.
Un homme au cœur immense, à la présence empreinte d’une douceur presque paternelle.
Sans grands discours, il m’a appris à être, ici et maintenant… simplement en étant là, à mes côtés.
Sans oublier Marlène — une véritable fée marraine pour moi depuis 10 ans.
Une source d’inspiration par son écoute, sa présence, son gros bon sens, et sa façon unique de savourer la vie… tout en faisant en sorte que chaque personne qu’elle rencontre se sente importante.
À Palliacco, chaque être humain — employé ou bénévole — inspire et transforme les autres, à sa façon.
Et maintenant ?
Je ne suis plus la même femme qu’à mes débuts.
Aujourd’hui, je sens que l’« être » prend doucement le pas sur le « faire ».
Au fil des années, j’ai accumulé un bagage riche et précieux, qui me permet d’avancer sur le chemin de la vie… en étant un peu plus ancrée, un peu plus consciente.
Travailler au sein d’un organisme qui offre des soins palliatifs à domicile, du répit et du soutien aux personnes atteintes de cancer, aux proches aidants et aux personnes en deuil m’a profondément sensibilisée à la fragilité de la vie.
Mais surtout… à sa beauté.
La capacité d’adaptation de l’être humain est remarquable.
Même dans les moments les plus sombres, une lumière — aussi discrète soit-elle — finit toujours par émerger.
Et c’est peut-être ça, au fond, que Palliacco m’a appris : à reconnaître cette lumière… même quand elle vacille.
