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Et si l’espoir pouvait prendre racine… sur un mur d’hôpital ?
Dans les couloirs parfois silencieux du département d’oncologie de l’hôpital de Rivière-Rouge, un projet profondément humain est en train de voir le jour. Un projet né du vécu, de la résilience et du désir de redonner.
Ce projet, c’est L’Arbre de l’Espoir. Une idée née au cœur de l’épreuve.
Derrière cette initiative, il y a une femme : Cristina Romero.
Patiente en oncologie, résidente de La Minerve, Cristina ne se définit pas uniquement par la maladie. Elle est surtout une femme de cœur, portée par une volonté sincère de transformer l’épreuve en quelque chose de plus grand.
Un geste rempli d’espoir
Ayant elle-même traversé un premier cancer, puis aujourd’hui un second, elle sait à quel point les journées peuvent être longues, les émotions intenses et les moments de réconfort précieux.
Elle se souvient particulièrement d’une expérience vécue alors qu’elle accompagnait sa mère en fin de vie : une activité simple, mais profondément apaisante. Un moment suspendu, où malgré la douleur, il y avait de la douceur. De la présence. Un lien.
« J’étais avec ma mère pour les traitements de son cancer en Espagne lorsque j’ai vu ce projet pour la première fois. Je me rappelle avoir ressenti beaucoup de plaisir et de satisfaction à voir évoluer l’arbre », se remémore Cristina.
C’est cette étincelle qu’elle a choisi de faire renaître. Un arbre pour respirer, se déposer… et espérer !
L’Arbre de l’Espoir : une œuvre collective vivante
Concrètement, depuis le printemps 2026, une fresque représentant un arbre a commencé à croître sur un mur du département d’oncologie de l’hôpital de Rivière-Rouge. Puis, au fil des jours, des saisons et des passages, chacun sera invité à contribuer à son évolution.
Une feuille.
Un oiseau.
Un mot.
Un symbole.
Un geste simple. Mais un geste qui compte.
Chaque ajout devient une trace. Une présence. Une histoire.
Et peu à peu, l’arbre se transforme au fil des saisons afin d’incarner l’espoir d’une communauté.
« Nous avons choisi le pommier, car on peut plus facilement y voir son évolution au rythme des saisons », propose Cristina. Ainsi, chaque saison représentera une étape de transformation :
Le printemps : une fleur qui représente le renouveau, la lumière, l’espoir.
L’été: une feuille verte pour exprimer la vitalité, la gratitude, la force.
L’automne : une pomme, une feuille qui tombe pour transmettre la résilience, le lâcher-prise.
L’hiver : un flocon pour incarner la douceur, la solidarité et la lumière dans l’obscurité.
Au rythme des saisons, le collage deviendra un cycle vivant, à l’image de ce que traversent les personnes touchées par la maladie.
Humaniser les soins, un geste à la fois
Dans un contexte médical souvent exigeant, L’Arbre de l’Espoir vient répondre à un besoin essentiel : remettre l’humain au cœur du soin.
Ce projet permet de briser l’isolement, de favoriser l’expression des émotions, même sans mots, de créer un sentiment d’appartenance, d’offrir un moment de pause et de respiration, de tisser des liens entre les patients, les proches et le personnel soignant.
Parce que parfois, un simple geste peut alléger une journée entière.

Quand l’art et la solidarité se rencontrent
Le projet prend vie grâce à l’apport de Fondation Santé de la Rouge, mais également grâce à la contribution artistique de Marie-Claude Gervais, artiste peintre de Nominingue, qui réalisera la fresque de base.
Mais au-delà de l’œuvre, ce sont toutes les personnes qui la feront évoluer qui en deviendront les véritables créatrices.
Un arbre façonné par des centaines de mains… et autant d’histoires.
« Cette œuvre prendra vie grâce aux mots, aux émotions et aux traces laissées par les gens. Au fil des saisons, l’arbre évoluera comme un reflet de l’expérience humaine et du soutien collectif qui habite ce lieu », témoigne Marie-Claude Gervais, artiste qui a donné vie à la fresque.
Un partenariat naturel avec Palliacco
Pour Cristina, ce projet ne pouvait pas exister sans un lien avec Palliacco.
Pourquoi?
Parce que derrière L’Arbre de l’Espoir, il y a aussi une histoire de soutien reçu.
À deux moments clés de son parcours, Cristina a pu compter sur la présence bienveillante de Palliacco. Une présence discrète, mais profondément marquante. Un accompagnement humain, qui fait la différence quand tout vacille.
Aujourd’hui, elle souhaite redonner.
Et c’est là que le projet prend une dimension encore plus forte.
L’Arbre de l’Espoir, c’est bien plus qu’un projet artistique.
C’est une invitation à ralentir.
À ressentir.
À se relier.
C’est un rappel que même dans les moments les plus fragiles, il est possible de créer du beau. Du sens. Du vivant.
Et surtout, rappeler que personne ne devrait traverser seul ces épreuves.
Et si vous faisiez partie de l’arbre ?
Ensemble, nous pouvons faire grandir l’espoir.