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Par Martin Dumont
Lorsqu’Audrey Bouchard, une infirmière résidant à Sainte-Anne-des-Lacs, a appris que son conjoint, Simon, était atteint de la maladie de Lou Gehrig (SLA), sa vie et celle de sa famille ont basculé. Deux ans à peine après le diagnostic, Simon a choisi de recevoir l’aide médicale à mourir. Dans ce moment où chaque seconde compte, Audrey cherchait un soutien rapide, humain et adapté à sa réalité. C’est à ce moment que Palliacco est entré dans la vie de sa famille.
Une aide précieuse pour les enfants
Préparer des enfants à la perte imminente d’un parent est une épreuve que peu de familles sont prêtes à affronter seules.
« Au privé, c’est difficile d’obtenir de l’aide rapidement. Ce qui m’a surprise chez Palliacco, c’est la rapidité de la réponse. Deux bénévoles ont été attitrés à mes enfants. Ils ont pris le temps d’établir un lien de confiance, de les écouter et de leur donner un espace sécurisant. Ils ont eu quelques rencontres seulement, mais elles ont été essentielles. Il n’y avait rien dans le réseau qui pouvait combler ce besoin-là. Palliacco a été le seul organisme à lever la main, et ça a tout changé », soutient la maman.

Du répit pour une proche aidante épuisée
Devenue proche aidante à temps plein auprès de Simon, Audrey jonglait entre les soins, les émotions et le rôle de maman.
« Avec les enfants et les soins à apporter à Simon, j’étais épuisée. J’ai reçu du soutien individuel au bureau de Saint-Sauveur, la bénévole était à l’écoute, sa présence m’a fait un bien immense. »
Un accompagnement dans le deuil
Après le décès de Simon, Audrey a rejoint le groupe de soutien au deuil offert par Palliacco.
« J’avais besoin de parler avec des gens qui comprenaient vraiment ce que je vivais, sans lien direct avec Simon. Le programme était super bien structuré, avec des thèmes qui touchaient à des réalités quotidiennes auxquelles on ne pense pas. Ces rencontres sont devenues mes sorties, un moment pour moi, où je me sentais accueillie, et ce, sans jugement. »
Ses enfants aussi ont bénéficié d’un accompagnement adapté. Dessins, histoires, jeux : les bénévoles ont trouvé des façons douces et créatives de les aider à exprimer leurs émotions.
Avec beaucoup de gratitude, Audrey résume :
« Ça a vraiment été l’organisme le plus présent pour nous. Bienveillance, rapidité, gratuité… je n’ai que de bonnes choses à dire. »
Quand une maladie grave ou la fin de vie frappe, il est essentiel de ne pas rester seul.
Merci à Audrey de rappeler l’importance d’aller chercher de l’aide.
Et vous, oserez-vous aller chercher de l’aide quand vous en aurez besoin ?
